Un jour un match, 26 Mai 1993 OM – Milan 1 – 0 A jamais les premiers

26 Mai 1993 Stade Olympique de Munich
l’OM bat Milan AC 1 à 0 (1 – 0)
Arbitre Mr Rothlisberger (Suisse) 64000 Spectateurs
But Boli (44eme)
OM – Barthez – Angloma, (Durand 61), Boli, Desailly Di Meco – Eydelie, Sauzée, Deschamps,(cap.) – Boksic, Völler (Thomas 78e), Pelé Entraineur Goethals
Milan AC – Rossi – Tassotti, Costacurta, Baresi(cap), Maldini- Donadoni (Papin 55e), Albertini, Rijkaard, Lentini – Van Basten (Eranio 85e), Massaro Entraineur Capello

La tête de Basile Boli est entrée dans l’Histoire, fulgurante comme une étoile filante dans le ciel de Provence.
On arrive à la fin de la première mi-temps ert Abedi Pelé sur le flanc droit milanais enchaîne des dribbles dont il a l’habitude.
Paolo Maldini qui souffre face à Abédi concède le corner, celui qui va marquer l’histoire de l’OM à jamais…
Abédi frappe la balle au coeur de la surface où Boli et Rijkaard sont à la lutte.
Basile s’élève vers le ciel, et malgré Baresi et Rijkaard reprend d’une tête magique qui illumine le ciel marseillais!
« Elle n’était peut-être pas très belle, ma tête. Mais je l’ai dosée pour qu’elle dépose le ballon là-bas, au deuxième poteau. Je ne l’ai pas vue partir dans le but de Milan, mais dans l’histoire.
Et j’ai pensé aussitôt : J’espère qu’elle va y rester, dans l’histoire !  »
Merci pour tout Basile!


Pourtant, ça avait mal commencé.
Avec Van Basten très dangereux et Massaro qui coince devant le jeune Fabien Barthez qui va faire étalage de toute sa classe et de son culot.
La reprise de la tête frôle le montant gauche de Fabien qui ne bronche pas.
Dans la soirée munichoise, notre gardien devient le premier héros du match.
A la 20 eme minute, il repousse un tir de Van Basten, puis il a un autre arrêt-réflexe pour repousser de la main la frappe de Massaro.
Barthez sauve l’OM en attendant qu’on laisse passer l’orage que Franck Sauzé avait prévu…
« Il ne faudra pas réfléchir. Car si on commence à calculer, on est mort ! »
ça se calme et soudain, les dribbles de Pelé, le corner, la tête de Basile et cette joie intense qui illumine le ciel de Munich.


Goethals a réussi à cadenasser la partie en faisant jouer très haut, en occupant toutes les zones du terrain et en appliquant superbement la règle du hors-jeu, pourtant spécialité des Milanais.
Et jusqu’au bout, l’OM va tenir, en neutralisant le côté gauche italien où les montées de Maldini sont redoutables.
Et l’entraîneur milanais fait sortir un de ses hommes du milieu, Donadoni, pour lancer Jean-Pierre Papin dans la bataille.
Les Italiens évoluent alors avec trois attaquants (Massaro, Van Basten, Papin), et JPP essuie ses crampons sur la poitrine de Barthez, toujours en vain.
On tient contre vents et marées.

A dix minutes de la fin, JPP jette son pied droit devant Barthez mais la balle sort in-extremis…
Cappello va sortir Van Basten pour lancer Eranio mais en vain, et l’arbitre siffle la fin d’une rencontre qui va entrer dans l’histoire.
« Pas comme à Bari !« .hurle Basile devant la joie des 25 0000 spectateurs venus de toute la Provence.
Bernard Tapie sera porté en triomphe par ses petits gars et la Coupe aux grandes oreilles rejoindra Marseille et le Vélodrome dans une soirée de folie.
Et elle sera encore 29 ans après, la seule Coupe d’Europe des Champions remportée par un club Français.
A jamais les premiers..