OM – Saint-Etienne un peu d’histoire

L’OM joue contre Saint-Étienne ce soir à Gueugnon….
A Marseille, les verts, on connaît.
OM, Saint-Étienne, à la recherche de leurs passés réciproques, riches, avec de superbes luttes dans les années 69 à 73….
On se souvient que les Marseillais affrontèrent pour la première fois Saint-Étienne le 6 Novembre 1938 chez eux et s’inclinèrent 1 à 0. Mais au Vélodrome, au retour, ils s’imposèrent par 3 à 1 le 2 Avril 1939.
Après la guerre, l’OM fut champion de France en 1948 mais dans les années 50, ce furent les Foréziens qui jouèrent le haut du tableau.
En 1951, il se produisit deux événements considérables par l’ampleur du résultat au Vélodrome dans les deux rencontres opposant les deux équipes.
Au titre de la saison 1950/1951, l’OM atomisa les verts par 7 à 0 le 4 mars 51 avec des buts de Cuissard contre son camp, un triplé de Wagner, le but d’Andersson et un doublé d’Ekner.
C’était la première saison de Gunnar qui s’en donna à cœur joie par la suite.

Six mois après, ce fut la plus grosse défaite de l’histoire de l’OM à domicile qui s’inclina 10 à 3, oui vous avez bien lu 10 à 3.
Le 16 Septembre 1951, Gunnar avait inscrit 3 buts et l’OM menait 3 à 2 à la mi-temps.
Mais la blessure du gardien Liberati provoqua la déroute phocéenne sur un score qui fait tâche dans le passé olympien.On ne se rappelle plus quel fut le joueur qui joua dans les buts à la place du pôvre Libérati.
L’équipe Olympienne LIBERATI- ABDERRAHMANE, JOHANSSON, SALEM-ROSSI, PEREZ-AZNAR, ALARCON – DARD, ANDERSSON, DAVID


Aujourd’hui, on peut remplacer les joueurs, avec un gardien remplaçant sur le banc, et ce type de score ne risque plus d’arriver.
Saint-Étienne remporta son premier titre en 1957 sous la houlette de Jean Snella qui avait d’ailleurs joué lors des rencontres d’avant-guerre.
Cette équipe de 1957 était constituée de Baby’s Green qui avaient pour la plupart remporté le titre de champion de France CFA l’année d’avant.
Les frères Tylinski, Ferrier, Rachid Mekloufi, Oleksiak, Peyroche, N’jo Léa.
L’OM y laissa des plumes et s’inclina 6 à 3 lors de la deuxième journée, mais au retour, Andersson fit des siennes une nouvelle fois et inscrivit 4 buts pour un succès de prestige 4 à 3.
Le 17 Mars 1957, les verts arrivent en leader au Vélodrome.

Et l’OM mène 3-0 au repos grâce à trois buts de Gunnar.
Mekloufi va rétablir la situation en six minutes grâce à un Hat-trick, mais Gunnar, impitoyable, marque le but qui consacre définitivement cette fois la défaite du leader (4-3).

 

40.000 spectateurs pour ce match plein de rebondissements et d’une grande intensité, qui avait enthousiasmé tout le Vélodrome.

Ce sera cependant le chant du signe du Suédois.

En 1969, commence la lutte Saint-Étienne – OM, et celle des deux présidents, Marcel Leclerc et Roger Rocher, deux grandes personnalités.
L’OM vient tout juste de gagner la Coupe de France, et défit le Champion sortant dans un Vélodrome en ébullition.

Il faut dire qu’il y a encore les pistes d’athlétisme et de cyclisme (forcément pour un Vélodrome) et la foule envahit les bords de la pelouse.

Les verts mènent 3 à 2 quand Papa Djorkaeff égalise mais le but sera refusé par l’arbitre Monsieur Machin.

Le public envahit la pelouse, match arrêté, perdu pour l’OM, qui fera construire les premiers praticables pour ne plus revivre ça, en abandonnant ses pistes cyclables et d’athlétisme.

Djorkaeff était-il hors-jeu ? Le journal BUT de Marcel Leclerc essayera de prouver le contraire, croquis à l’appui…mais en vain.

En 1971, ce fut un match au sommet qui se solda sur un nul 2 à 2.
L’OM ne gagna pas cette rencontre, mais ce fut une passation de pouvoir car les Phocéens furent champions en juin, après les titres stéphanois de 1967 à 1970, ponctués en plus de deux doublés en 68 et 70.

Lors de ce match, Bosquier marqua contre son camp, Keita et Beretta donnèrent l’avantage aux visiteurs avant que Jo Bonnel n’égalise.
Avec un arbitre spectaculaire, un certain Monsieur Wurtz, le Nijinsky du sifflet.


Les bruits circulaient que Carnus et Bosquier allaient rejoindre l’OM
« On dit que j’ai 90 chances sur 100 d’aller à Marseille, 90 de devenir Parisien et 90 d’aller à Rennes. Cela donne beaucoup de chances. J’ai des propositions, c’est vrai. Mais pour l’instant, je suis Stéphanois et j’ai quelques devoirs envers le public ».déclara Bobosse après le match.

Tout cela fit couler beaucoup d’encre dans la presse, et tous les deux signèrent à l’OM en fin de saison.

Keita et Beretta en firent de même un peu plus tard, au grand désappointement du Président Rocher !

En Novembre 72, Salif Keita, arrivé à l’OM, marqua deux buts pour une victoire 3 à 1,
Lorsqu’il réussit son second but, le Malien reçut alors l’ovation du vélodrome. Repoussant les embrassades de ses camarades, il entreprit un petit tour de stade, tout ce qu’il y a de plus personnel, répondant aux acclamations de la foule, bras levés.
Avant de faire un bras d’honneur en direction du Président Rocher qu’il avait quitté en mauvais termes?
Ça restera dans l’histoire!

En 1975, Paulo Cesar qui se baignait sur la plage de Cassis oublia le départ du car pour Saint-Étienne, et il fut ramené par un supporter.
Celui-ci rattrapa le car sur l’autoroute, le dépassa et Paulo attendit tranquillement sur la voie d’urgence avant de monter avec ses coéquipiers…pour une défaite marseillaise 4 à 1….et l’ouverture du score, devinez de qui, de Paulo bien sûr.

Pour les Stéphanois, il y eut encore d’autres titres plus tard, d’autres Coupes de France, d’autres doublés et une finale de Coupe d’Europe contre le Bayern de Munich.
La dernière victoire en Championnat fut obtenue en 1981 avec un certain Michel Platini.
Bon, dix titres de Champion, six Coupes de France, une Coupe de la Ligue, pas mal pour le club stéphanois.
Mais l’ASSE attend depuis près de 40 ans de retrouver les sommets de la hiérarchie.
Aujourd’hui, les verts se battent « en vert » et contre tout pour retrouver leur passé….un peu comme l’OM d’ailleurs !