OM – Nimes un peu d’histoire

Revenons sur la saison 1971/1972 qui allait voir l’OM remporter son premier doublé.

Mais rien ne fut facile avec les Nimois qui leur compliquèrent l’existence….

Les Marseillais ont encore changé d’entraîneur en cours de route, Mario Zatelli revenant sur le banc au mois de mars pour y remplacer Leduc.

L’OM conserve sont titre de champion de France avec cinq points d’avance sur Nîmes qui a été son rival le plus coriace.
En l’emportant 3 à 1 à Nîmes, l’OM s’assure du titre.
Couecou, Bosquier et Verdonk en sont les buteurs, en l’absence de Josip Skoblar tandis que Hodoul a remplacé Magnusson à un quart d’heure de la fin.

BUTS PIRCALAB (15′) COUECOU (59′), BOSQUIER (70′), VERDONK (87′)

OM CARNUS, LOPEZ, BOSQUIER, ZVUNKA, KULA, NOVI, , BONNEL, MAGNUSSON (HODOUL 74′), GRESS, COUECOU, VERDONK

NIMES MARTINELLI, ODASSO, MORETTI, AUGE, KABYLE, ADAMS, MEZY, PIRCALAB, VOINEA, VERGNES, BONNET

Kader Firoud, l’entraîneur Nimois prit en main dès 1955  « ses » Crocodiles nîmois, avec des entraînements réputés « à la dure » (1955 à 1962, puis 1969 à 1978). Ses années d’entraîneur sont considérées comme l’âge d’or du Nîmes Olympique : sous sa conduite, Nîmes joue en effet les premiers rôles en championnat. Trois fois deuxième, en 1958, 1959 et 1960, les joueurs se qualifient aussi par deux fois pour la finale de la Coupe de France, mais l’équipe échoue toujours au stade ultime, en 1958 et 1961. Le club remporte encore la Coupe Charles Drago en 1956, et participe au Challenge des champions en 1958.

En 1964, à la suite d’une proposition de Jean-Baptiste Doumeng, le président toulousain, il rejoint le club de la ville rose. Il y reste trois saisons, puis il devient directeur des sports de l’Algérie. Kader Firoud retrouve Nîmes entre 1969 et 1978 (vainqueur de la Coupe des Alpes en 1972, finaliste en 1976). Ultime mandat de 1980 à 1982 : il dirige Montpellier avec une promotion en Division 1 à la clé (1er du groupe A, et vice-champion de France de D2 1981).

Kader Firoud a dirigé depuis le banc le nombre record de 782 matchs de D1 (323 victoires, 264 défaites, 195 nuls) ; seul Guy Roux fait mieux. Sous sa direction, les internationaux d’origine gardoise René Girard, Michel Mézy, et Bernard Boissier ont émergé.