OM – Metz , un peu d’histoire

L’OM reçoit  Metz après sa victoire à Clermont.
Les rencontres entre les deux clubs furent marquées par un succès en 1948 au Vélodrome 6 à 3 qui permit aux Olympiens d’être Champion de France.
En 1958, dix ans plus tard, ce fut pour une descente en D2 que les deux clubs luttèrent
L’OM se sauva avec un nul contre Sedan à la dernière journée.
On se souvient aussi d’un autre 6 à 3, le 2 Février 2018 avec un triplé de Thauvin
Mais les matchs entre les Lorrains et les Provençaux juste avant la guerre, en 1938 dans une finale de Coupe de France qui restera dans les annales.
Une rencontre qui fut très disputée, avec un but litigieux qui offrit la victoire aux phocéens.


Article du Miroir des Sports 13 Mai 1938
L’ambiance de la finale de la Coupe de France 1938 fut très chaude, en dépit d’un vent du Nord qui avantagea tour à tour chaque équipe. Il est dommage qu’une finale aussi remarquable- la plus brillante des finales de Coupe de France auxquelles nous ayons assisté depuis plusieurs années se soit terminée par un incident.
Dimanche soir, tout le monde, joueurs, et spectateurs, avait tendance à oublier la qualité du jeu, l’ardeur de l’action, le marquage de Metz contrebalançant la souplesse et l’esprit d’initiative de Marseille, l’équilibre des forces en présence et l’intérêt constant de la rencontre, pour ne plus s’inquiéter que de la question de savoir si le second but, marqué pour Marseille par Aznar était acquis ou non.
Pourquoi n’aurait-il pas été valable ? Parce que répondaient les joueurs messins et à leur suite une très grosse majorité du public favorable à l’équipe lorraine, le demi centre Fosset avait repoussé de la tête le ballon, alors que celui-ci n’avait pas franchi la ligne de but.

En réalité, affirmaient les Marseillais, il y avait belle lurette que le ballon avait pénétré à l’intérieur du but lorsque l’action héroïque, désespérée et malheureusement trop tardive de Fosset se produisit.
Le document photographique que nous publions ne prouve pas que le ballon a franchi la ligne blanche fatidique.
En première mi-temps, un penalty avait été refusé aux messins.
Après le repos, la supériorité de Marseille fut beaucoup plus nette et plus exclusive que ne l’avait été celle de Metz pendant les 45 premières minutes.
Lorsque Kohut fut excellemment servi par une passe courte de Zatelli, et qu’il eut envoyé le ballon au fond des filets messins, le succès de l’O.M. parut définitivement acquis.
Il l’était encore neuf minutes avant la fin du match règlementaire, et déjà les dirigeants marseillais, assis au pied des gradins signifiaient à leurs joueurs, par l’intermédiaire des doigts des mains, d’avoir à durer encore une dizaine de minutes pour avoir le droit d’emporter la Coupe dans la cité phocéenne
Mais sur une attaque de l’aile gauche, Rohrbacher déclencha du droit, et non du gauche comme Kohut un shot qui, à la surprise générale, passa entre les mains du gardien brésilien Vasconcellos, un peu trop théâtral sur l’action, sacré Jaguar!
C’était l’égalisation
Les dernières minutes du match furent extraordinairement mouvementées, les 3.000 Lorrains venus encourager leur équipe jetant des centaines de coussins sur le champ de jeu
L’OM avait quand même mérité son succès et il manifesta tout au long de la rencontre une supériorité technique sur les messins.
Le retour à Marseille fut encore grandiose avec un défilé dans les rues de la ville.
Cette victoire allait être la dernière avant la guerre, même si l’OM allait disputer une finale perdue contre le Racing en 1940, juste avant le début des grandes hostilités.
8 Mai 1938 Parc des Princes
OM bat Metz 2 à 1 (0 – 0, 1 – 1)
Arbitre Mr Munsch, 33044 spectateurs
Buts Kohut (49eme), Rohrbacher (84eme) Aznar (118eme)
OM Vasconcellos – Ben Bouali, Bruhin, Conchy – Bastien, Gonzales – Zermani, Olej, Zatelli, Aznar, Kohut
Metz Kappe, Zehren, Nock, Marchal, Fosset, Hibst, Rohrbacher, Hess, Muller, Ignace, Lauer