OM Chroniques

L'OM au passé et au présent

On enchaîne  Vendredi sur un match de légende dans l’histoire du championnat de France.

Lille – OM

C’est une rencontre qui a traversé 85 ans de football en France, de l’élite aux joutes incertaines de la deuxième division.

Cette rencontre nous replonge en effet dans un passé lointain, le 11 Septembre 1932, car ce fut le premier match professionnel en France d’une compétition qui débuta cette année-là.
Le match eut lieu au Stade Victor Bourcquet, à Lille, devant 6000 spectateurs.

Le journaliste du Miroir des Sports, Victor Denis, souligna que « le jeu fut illustré par un grand nombre d’accrochages, de combats singuliers qui ne furent pas sans nuire à l’attrait de la rencontre ».

Pour lui, le Championnat professionnel ne débutait pas sous les meilleurs hospices.

« La première mi-temps fut disputée par un vent violent : à croire que les Marseillais avaient apporté le mistral dans leurs bagages. »

En deuxième mi-temps, « le vent s’étant modéré, les opérations se trouvèrent un peu facilitées. », et Pepito Alcazar inscrivit les deux buts de la victoire aux 49eme et 60eme minutes, Barrett réduisant le score à la 78eme.

Ce qui est amusant, c’est l’analyse de Victor Denis sur l’équipe Olympienne : « Les joueurs semblent, de part et d’autre, en bonne condition physique, mais, faute d’habitude, leurs mouvements ne sont pas encore bien coordonnés.

L’équipe marseillaise eut, dans l’ensemble un léger avantage, sans cependant, s’imposer à l’admiration.

Sans doute, c’est fort bien à elle d’avoir inauguré le championnat par une victoire sur un terrain adverse : mais elle ne doit pas dissimuler qu’elle peut encore gagner beaucoup en cohésion.

Dans sa ligne d’avants, en particulier, le jeu est loin de la perfection, et Alcazar est seul pour l’instant à y faire très bonne figure.
En outre, les demis servent les avants avec plus ou moins de précision, tandis que Schnoeck, à l’arrière donne l’impression par son manque de mobilité d’être à la merci d’un adversaire un peu rapide. A vrai dire, l’équipe marseillaise ne saurait avoir acquis déjà toute l’homogénéité désirable, attendu que la période des tâtonnements et des expériences n’est pas close pour elle. Peut-être conviendrait-il qu’on la laissât maintenant, en l’état, afin de permettre aux joueurs de s’adapter. »


On ne doit pas oublier qu’au match retour, l’OM infligea un 7 à 0 au Lillois au Stade de l’Huveaune, le Vélodrome n’étant inauguré qu’en 1937. Ce match fut truffé d’incidents, avec expulsion et le tutti quanti.

Comme quoi, à l’époque, ça ne rigolait pas tous les jours.
Pourtant, ce fut Lille qui fut Champion en battant Cannes en Finale, l’OM se contentant de la deuxième place de son Groupe.L’Olympique Lillois fusionna avec le SC Fives après la guerre pour former le LOSC.

Les Nordistes furent jusqu’aux années 60 des adversaires valeureux pour l’OM, ils perdirent de leur superbe ensuite pour refaire parler d’eux plus récemment avec Coach Vahid et Claude Puel avec qui ils connurent la Ligue des Champions.

Avec Rudi Garcia, l’aventure a continué et un doublé comme en 1946 est venu récompenser en 2011 une équipe très joueuse.

Rudi sera vendredi dans le camp Olympien, et Franck Passi dans le camp Lillois, clin d’œil de l’histoire.
Ainsi va l’histoire de la balle ronde

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